Google n’utilise pas l’élément meta keyword pour le positionnement des sites internet
Google vient de poster une vidéo sur YouTube levant définitivement les spéculations quant à l’utilisation qu’il fait de l’élément meta “keyword” dans le positionnement des résultats de recherche de son moteur. Et la réponse est plutôt nette : les meta données “keyword” sont purement ignorées.
Voici ce qui nous donne l’occasion de rappeler ce que sont les méta tags et de voir si cette nouvelle donne est de nature à modifier la solution déjà acquise de la contrefaçon caractérisée par la reproduction illicite de la marque par voie de méta tag.
Différents types d’éléments meta
Les données meta se retrouvent exclusivement dans le code source d’une page web, plus précisément dans l’en-tête de celui-ci. Aucune contrainte technique n’exige leur inclusion et une page web peut très bien fonctionner et être indexée sans ces données (même si la présence de certains meta données est fortement recommandée).
Ces données procurent aux moteurs de recherches des informations “prémâchées” c’est-à-dire préformatées pour être reprises telles quelles et sans interprétation technique nécessaire. C’est une bonne chose mais la plupart des catégories d’éléments meta reposent essentiellement sur l’idée de confiance quant à l’exactitude de ces données…
Voici quelques exemples de catégorie de meta tags :
- attribut “description“ -- la description du site (souvent reprise par les moteurs de recherche et affichée en dessous du lien menant au site ;
- attribut “keyword“ -- les mots-clés censés décrire le contenu du site. Les nombreux abus à ce niveau-là ont motivé l’exclusion totale de ces données des critères de positionnement de Google ;
- attribut “robots“ -- donne des instructions aux robots qui indexent les pages et notamment l’instruction “ne pas indexer” (plus d’info) ;
- attribut “language“ -- donne des informations quant à la langue de chaque page ;
- attribut “author“ -- donne la possibilité d’inscrire le nom de l’auteur des pages ;
Si Google ignore totalement les meta données “keyword“, les autres données continuent à jouer leur rôles.
Voici un exemple d’en-tête d’une page web. Vous pouvez également vous amuser à générer vos propres meta données en utilisant ce formulaire facile.
<meta http-equiv=’Content-Type’ content=’text/html; charset=iso-8859-1′>
<META NAME=”Description” CONTENT=”Le Centre d’Etudes Internationales de la Propriété Intellectuelle, Université de Strasbourg droit de la propriété industrielle“>
<META NAME=”Keywords” CONTENT=”propriété industrielle,propriété intellectuelle,CEIPI,Centre d’Etudes Internationales de la Propriété Intellectuelle, Université Robert Schuman,Strasbourg,Propriété industrielle,Formation,Université,Marques,Dessins et modèles,Brevets,Droit européen des brevets,Franchise,Distribution,Multimédia,Systèmes d’information,Conseil,Reboul,Stauder,INPI,Office européen des brevets,OMPI,OHMI,Institut Max Planck,European Patent Institute,IECS,Master of intellectual property -- Alicante,Queen Mary Intellectual Property Research Institute“>
Contrefaçon de marque par reproduction par le biais d’un meta tag
Si la solution est désormais acquise (pour un exemple récent : Cour d’appel de Paris, 4e chambre, section A, 19 mars 2008), on peut néanmoins se poser la question suivante :
Dans la mesure où Google ignore totalement l’élément meta “keyword” dans son système de positionnement des sites internet, peut-on désormais exclure l’hypothèse de contrefaçon par reproduction d’une marque à titre de meta tag ?
Plusieurs arguments sont en défaveur de cette exclusion :
- uniquement le meta tag “keyword” est exclu par Google mais pas les données “description” ou autres meta tags ;
- d’autres moteurs de recherche continuent à se servir des meta données “keyword” (même si Google reste le moteur de recherche le plus consulté, les autres ne sont pas prêt à mourir) ;
- le fait que les meta données “keyword” sont ignorées ne signifie pas pour autant que l’on n’est pas en présence d’une tentative de contrefaçon (ce n’est pas parce qu’on n’arrive pas à vendre des produits contrefaisants que l’on n’est pas contrefacteur).
Voici également la vidéo de Google qui est assez amusante à voir. J’aime particulièrement l’illustration du problème de la contrefaçon expliquée à l’aide des deux personnages Alice et Bob :


Je m'appelle Miroslav Kurdov je travaille comme juriste spécialisé en droit des nouvelles technologies et de la propriété industrielle.
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