Une des conditions de validité de la marque est son caractère distinctif. Pour être distinctif, une marque ne doit pas être :
- nécessaire – c’est-à-dire que le nom adopté à titre de marque ne consiste pas en un terme exigé pour la désignation de l’objet en cause ou nécessaire pour décrire sa fonction ou sa nature (ex. Baladeur pour une marque de baladeurs n’est pas possible) ;
- générique – c’est-à-dire une appellation qui reprend la catégorie, l’espèce ou le genre auxquels appartient l’objet ou le service support de la marque (ex. Botanique pour un magasin de semence) ;
- usuelle – c’est-à-dire que la marque ne reprend pas la manière usuelle d’appeler un produit en raison de sa nature ou des ses propriétés (ex. DVD comme marque de lecteurs optiques, DVD n’étant que l’appellation usuelle de ce standard d’enregistrement de données).
Dans ces conditions, la distinctivité de la marque peut provenir du fait qu’on adopte un nom purement arbitraire par rapport au produit concerné. Par exemple, Apple pour des ordinateurs, Le Chat pour du lessive ou éO! pour des gâteaux.
Et pourquoi ne pas adopter un antonyme, tout au moins un antonyme intellectuel ? Voici deux exemple que je viens de découvrir chez moi :

Alaska pour désigner des bouilloires électriques c’est-à-dire froid vs. chaud et Memoris-Forever (mon préféré) désigne une gomme dont la destination est contraire à ce que son appellation suggère c’est-à-dire garder une trace vs. effacer toutes les traces.
Il n’en reste pas moins que ces marques sont valides et peuvent susciter l’intérêt et la curiosité du consommateur.
Serait-ce un conseil à suivre?


Bien vu !
Parfois les noms sont étonnants, par ex. http://www.pmdm.fr/wp/2009/02/07/fragile/